Une femme de dignité et de distinction dans l’Église

Sainte Brigitte de Suède est devenue la sainte patronne de FOCCUS® Marriage Ministries en juillet 2025.

Sainte Brigitte de Suède

Le pape Jean-Paul II l’a nommée l’une des 6 saintes patronnes de l’Europe. 1999
Audience générale du pape Benoît XVI, 27 octobre 2010

Faits intéressants

  • Issue de l’une des plus puissantes dynasties familiales de Suède et apparentée à la famille royale.
  • Seule femme à avoir fondé un ordre religieux, c’est-à-dire une famille de vie consacrée réunissant hommes et femmes. Les Brigittines ont été établies à Vadstena en 1346, qui est devenue le cœur du catholicisme suédois.
  • Mystique, elle a reçu des révélations sur la Passion du Christ, connues sous le nom des « Quinze prières de sainte Brigitte ».
  • Elle était consultée par des théologiens et des rois.
  • Comme sainte Catherine de Sienne, elle a écrit aux papes à Avignon pour tenter de les persuader de ramener la papauté à Rome.
  • Forte influence sur les écrivaines et les philosophes pendant la Renaissance en Italie.
  • Elle a parcouru l’Europe de part en part, effectuant des pèlerinages à Saint-Jacques-de-Compostelle, à Jérusalem, puis enfin à Rome.

Également connue sous le nom de

Brigitte de Suède
Birgitta Birgersdotter
Birgitta de Vadstena
Princesse de Nercie

Naissance

v. 1303, Finster, Uppland, Suède

Décès

23 juillet 1373, Rome, Italie
(à l’âge de 69-70 ans)

Mère de

8 enfants, 4 garçons et 4 filles
Sainte Catherine de Vadstena

Canonisée

Le 8 octobre 1391 par le pape Boniface IX, canonisation confirmée par le concile de Constance en 1415.
Le concile de Bâle a confirmé l’orthodoxie de ses révélations en 1436.

Fête

23 juillet

8 octobre
(calendrier romain général de 1960)

7 octobre
(Suède)

Vénérée dans

Église catholique
Communion anglicane
Luthéranisme
Église d’Angleterre

Mariée à

1316, Ulf Gudmarsson, qui devint gouverneur de la province de Nercie, en Suède.

… cette sainte femme a beaucoup à enseigner à l’Église et au monde.

Le regretté pape Benoît XVI
(2010, Libreria Editrice Vaticana)

Brigitte, … a exercé une influence très positive sur sa propre famille qui, grâce à sa présence, est devenue une véritable « église domestique ».

Le regretté pape Benoît XVI
(2010, Libreria Editrice Vaticana)

La première période de la vie de Brigitte nous aide à apprécier ce que nous pourrions aujourd’hui appeler une authentique « spiritualité conjugale » : ensemble, les époux chrétiens peuvent suivre un chemin de sainteté, soutenus par la grâce du sacrement du mariage.

Le regretté pape Benoît XVI
(2010, Libreria Editrice Vaticana)

À propos de Sainte Brigitte de Suède

Lors de son audience générale de 2010, le pape Benoît XVI a mis en lumière Sainte Brigitte de Suède, sainte du XIVe siècle, comme un exemple puissant de sainteté féminine, un modèle pour les familles chrétiennes, et une figure dont la vie reflétait la sainteté dans sa vie domestique et une profonde vie spirituelle. Le pape Benoît XVI a déclaré : « … cette sainte femme a beaucoup à enseigner à l’Église et au monde. »

On peut distinguer deux périodes dans la vie de cette sainte (mariée et veuve).

La première fut marquée par son état d’épouse heureuse. Son mari s’appelait Ulf et il était gouverneur d’un important district du royaume de Suède. Le mariage dura 28 ans, jusqu’à la mort d’Ulf. Huit enfants naquirent, dont la seconde, Karin (Catherine), est vénérée comme sainte. C’est un signe éloquent du dévouement de Brigitte à l’éducation de ses enfants. De plus, le roi Magnus de Suède apprécia tellement sa sagesse pédagogique qu’il la fit venir à la cour pendant un temps, afin qu’elle puisse initier sa jeune épouse, Blanche de Namur, à la culture suédoise. Brigitte, qui reçut une direction spirituelle d’un religieux érudit l’ayant initiée à l’étude des Écritures, exerça une influence très positive sur sa famille qui, grâce à sa présence, devint une véritable « Église domestique ». Avec son mari, elle adopta la règle des tertiaires franciscains. Elle pratiqua généreusement des œuvres de charité envers les pauvres ; elle fonda également un hôpital. Aux côtés de son épouse, le caractère d’Ulf s’améliora et il progressa dans la vie chrétienne. À leur retour d’un long pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, qu’ils effectuèrent en 1341 avec d’autres membres de la famille, le couple élabora un projet de vie dans la continence ; mais, peu de temps après, dans la tranquillité d’un monastère où il s’était retiré, la vie terrestre d’Ulf prit fin. Cette première période de la vie de Brigitte nous aide à apprécier ce que nous pourrions aujourd’hui décrire comme une authentique « spiritualité conjugale » : ensemble, les époux chrétiens peuvent accomplir un chemin de sainteté, soutenus par la grâce du sacrement du mariage. Souvent, c’est la femme, comme ce fut le cas dans la vie de sainte Brigitte et d’Ulf, qui, par sa sensibilité religieuse, sa délicatesse et sa douceur, parvient à persuader son mari de suivre un chemin de foi. Je pense avec gratitude aux nombreuses femmes qui, jour après jour, illuminent leur famille par leur témoignage de vie chrétienne, aujourd’hui encore. Que l’Esprit du Seigneur continue d’inspirer la sainteté chez les époux chrétiens, afin de montrer au monde la beauté du mariage vécu selon les valeurs de l’Évangile : amour, tendresse, aide réciproque, fécondité dans la procréation et l’éducation des enfants, ouverture et solidarité envers le monde, et participation à la vie de l’Église.